25/09/2012

Michèle Kunzler se préparerait-elle à abdiquer?

On pourrait le croire lorsqu’on lit ses déclarations dans le quotidien 20 minutes

Kunzler-small.jpg«J’attends maintenant que ceux qui ont fait capoter la candidature de M. Vibourel fassent des propositions…» (voir l’article)

Le choix du président du conseil d’administration des TPG est une prérogative du Conseil d’Etat. Pourquoi Mme Künzler désire-t-elle que d’autres fassent son travail à sa place? En serait-elle incapable?

Voilà donc une conseillère d’état qui prévoit une nomination contraire à la loi actuelle et qui espère pouvoir faire accepter en urgence une modification législative pour lui permettre de mener son projet à bien. Soit.

 Mais, au delà de la sidérante maladresse dont elle a fait preuve dans la gestion de ce dossier, retenant des informations capitales sur un sujet qu’elle savait pourtant extrêmement sensible, je ne peux que me poser la question :

Ajouterait-elle l’imprévoyance à l’incompétence?

On peut comprendre son désir de mettre en place le candidat de son choix, mais est-ce de la bonne gestion que de ne pas avoir de solution de rechange, de plan B, lorsque ce que l’on sait que ce que l’on préconise est illégal?

Entre l’introduction du nouveau réseau de trams, le scandale des distributeurs, « les études de l’EPFL » commanditées par un certain membre de leur propre conseil d’administration et concluant à l’inefficacité du réseau, les TPG sont déjà dans la tourmente.

Est-il normal que cette régie publique se voie privée de présidence du conseil d’administration pour une durée indéterminée parce que Mme Künzler a manqué de sens politique, parce qu’elle n’a pas su envisager l’échec ?

Gouverner c’est prévoir, c’est avoir une vision. Mais c’est aussi anticiper ce qui pourrait aller de travers.

Est-ce par des gestionnaires à la petite semaine que nous voulons être dirigés ?

Commentaires

Comme trop souvent, la critique politique ne porte pas sur le fond, mais sur la forme. Certes, il est possible que Mme Künzler ait pêché par manque de transparence, mais le Conseil d'Etat partage ses torts, puisqu'il a approuvé le projet de loi qui a suscité le tollé de la droite.
J'aurais aimé, M. Zaugg, que vous vous prononciez sur la candidature de M. Vibourel, car c'est la question, à un moment où les TPG ont besoin d'un leadership que M. Plojoux est incapable de lui donner. Votre silence à ce sujet est assourdissant. Vous préférez, pour affaiblir Mme Künzler, qui n'en a pas besoin, vous attaquer à ses méthodes.
Et là, c'est votre méthode que je dénonce. Elle est un aveu de faiblesse.

Écrit par : Claude Hulliger | 25/09/2012

@Claude Hulliger
Si M Plojoux ne convient pas au poste, Mme Kunzler aurait donc logiquement du commencer par le faire partir. PUIS chercher quelqu'un qui convient.
Et par convient, cela veut dire selon les critères de la loi.
Là c'est tous le contraire. pour faire de la place à un ami, on bouscule tous, on change vite fait une loi.
AMHA c'est pire que de l'incompétence, c'est carrément de l'inaptitude à occuper ce poste.

Écrit par : T-buster | 26/09/2012

@Claude Hulliger
Il n'est aucunement dans mes intentions d'esquiver le fond du problème je trouve simplement qu'il a déjà été débattu en long et en large dans la presse.
Je m'insurge contre l'impéritie de la conseillère d'état qui à réussi à "planter" ce qui aurait probablement été une bonne candidature.
En tant que député, je n'ai pas à me prononcer sur le choix de tel ou tel personne, c'est la tâche du conseil d'état.
Cependant puisque vous tenez à connaître mon opinion sur le sujet la voici:

1) Je ne conteste nullement le choix de M. Vibourel qui me paraît avoir le profil requis pour le poste

2) Je me suis en revanche inquiété de sa capacité à mener les deux tâches de front, son mandat chez Migros et la présidence du CA. puisqu'apparemment telle était son intention de faire

3) Sur le débat institutionnel mon coeur balance: d'un côté je suis pour une dépolitisation et une sélection à la compétence, de l'autre je ne suis pas certain qu'il soit judicieux de laisser des étranger siéger à la tête d'administration d'établissement publics autonomes alors que la réciproque n'est pas vraie

Mais le fond du problème est ailleurs: je ne peux pas admettre que le conseil d'état dans son ensemble, et cette conseillère d'état en particulier, essaie de présenter des modifications législatives en douce et de nous faire voter sans que nous connaissions le fond du problème.

Mme Künzler nous a caché jusqu'au dernier moment le fait que son article de loi visait spécifiquement le poste de président et elle ne nous a avoué le nom de M. Vibourel que lorsqu'elle n'a plus pu faire autrement.

Je terminerait en citant le sénateur francais Hérisson qui à réussi dans le même article du matin dimanche à soutenir deux positions contradictoires:

Déclaration 1: "Ce n'est pas comme ca qu'on construira le Grand Genève, j'en toucherai un mot à l'ambassadeur de Suisse à Paris"

Déclaration 2: "Il est certain que si l'on essayait de nommer un Suisse à un poste équivalent en France nous serions confrontés au même type de réactions"

Écrit par : Daniel Zaugg | 26/09/2012

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