23/06/2013

Les automobiles doivent-elles avoir la priorité sur les bus ?

Les verts ont lancé hier une initiative constitutionnelle
« Pour des transports publics plus rapides »

Cette initiative compte ajouter à l’article 190 de la constitution la phrase « L’Etat aménage le réseau et règle la circulation routière pour donner la priorité aux transports publics ».

L’argument que l’on entend le plus souvent en faveur de cette mesure est :

« Tu n’espères quand même pas, seul dans ta voiture, avoir la priorité sur tout un bus ? »

C’est vrai que, présenté sous cette forme, l’argument est imparable, et pourtant…

Bus-priorite-voiture.jpgEn transports, tout est question de flux, donc de débits. Alors examinons les chiffres :

  • Il est communément admis chez les professionnels des transports qu’une voie de circulation fluide et sans entraves débite environ 1’800 véhicules par heure.
    La moyenne genevoise d’occupants par véhicule est de 1.17 à l’heure de pointe, soit un débit de 2’106 personnes par heure.
  • Si l’on prend maintenant une voie de bus en admettant un scénario très favorable pour les transports publics (bus articulé d’une capacité de 175 personnes, fréquence de 5 minutes, taux d’occupation de 100% !!!) on obtient un débit 2’100 personnes par heure

Force est donc de constater que du point de vue du débit, les deux moyens de transports sont au mieux équivalents.
Au mieux, parce que sur de nombreuses lignes excentrées, les couloirs bus occupent quand même une voie alors que les bus sont plus petits, avec des fréquences moindres et des taux d’occupation variant entre 30% et 60% !

C’est seulement sur certains tronçons en centre-ville, partagés par plusieurs lignes de bus, que des cadences plus élevées sont atteintes, justifiant dans ces cas l’argument du débit supérieur. C’est également le cas des lignes de trams qui, avec des cadences à 3 minutes et des capacités en passagers bien supérieures aux bus, justifient pleinement leur mise en site propre.

Les transports publics ont bien entendu d’autres avantages, notamment en termes de bruit, de pollution et d’emprise sur l’espace public. Le choix de Genève de les développer et de les soutenir est donc avant tout un choix politique.

Loin de moi l’idée de m’opposer à ce choix. Le PLR a d’ailleurs régulièrement soutenu les TPG avec pour résultat une augmentation de l’offre de 37% sur les 4 dernières années.

Mais que l’on arrête de me bassiner avec l’argument du débit, il est tout simplement faux !

Quant à inscrire dans la constitution une priorité absolue pour les transports publics sur l’ensemble du canton, je m’y opposerai avec la dernière énergie.

  • D’abord parce que cette constitution vient d’être votée et qu’avant de la corriger, il faudrait peut-être voir ce qu’elle peut apporter en l’état
  • Ensuite parce que la constitution sert à établir les droits fondamentaux, pas des points de détail
  • Et finalement parce que c’est complètement inutile : dans la plupart des endroits critiques, les TPG disposent déjà d’un système d’annonce automatique qui permet de faire passer les feux au vert pour leur donner la priorité

En outre, les autorités actuellement en charge de la mobilité ne semblent avoir qu’une seule réponse au problème d’engorgement chronique de Genève : multiplier les obstacles à la circulation pour dégoûter les automobilistes de prendre leur véhicule.

Aux mains de ces adeptes de la décroissance et de la piétonisation à outrance sans souci des conséquences économiques, un tel instrument serait l’arme absolue anti-bagnoles.

Au PLR nous défendons une mobilité qui prend en compte les besoins de tous les modes de transport, notamment la mobilité professionnelle, garante de notre prospérité économique.

Commentaires

1.17 occupant par voiture, ce chiffre résume à lui seule notre problématique au sein d'un canton petit, dense et faisant affluer beaucoup de pendulaires. La mentalisation de la voiture doit absolument évoluer. Il n'est plus défendable d'occuper autant d'espace quotidiennement, de brûler autant de carburant non renouvelable tout cela à cause du fait que les enjeux autour de la voiture sont tellement bien attisés par sa construction historique et les messages implicites des publicités qui lui confèrent une symbolique entraînant sur le terrain, et il n'y a qu'à voir votre message, une perte sensible de rationalité. Avec 50% moins de voitures on pourrait aller 100% plus vite en tag, et là l'argument économique prend du plomb dans l'aile. Ensuite, et enfin, comme tout PLR et droiteux qui se respecte, l'argument économique passe avant tout. Avant le confort, la qualité de vie, l'environnement. Cette mentalité nous mène dans le mur (cf état de la planète), on se retrouve nez dans le guidon (de moto bien sûr) à continuer à défendre l'indéfendable, nucléaire, bagnole tout pour un modèle économique pourri qui racle les fonds de tiroir en espérant (croyant) que ça ira mieux. Réveillez-vous.

Écrit par : hefter | 23/06/2013

ce que je retiens de votre commentaire :
vous êtes favorable à un réseau de tram en site propre
vous être favorable à une intensification des fréquences des bus et à des voies de bus séparées du trafic privé
le trafic étant soumis à la dynamique des fluides vous reconnaissez que le trop plein de voitures sur une infrastructure limitée génère des engorgements et qu'ipso facto pour favoriser le débit il faut limiter le flux

Écrit par : christophe dunner | 23/06/2013

Vos arguments contre les voies bus se retournent contre vous même. C'est bien en centre ville et pour les grandes artères que l'argument du débit a toute sa valeur. Comme vous l'avez si bien expliqué, lorsque la chaussée ne peut pas être élargie, les voie bus et les trams permettent d'améliorer le début de l'artère.

De plus, vous réduisez la question en choix politique, comme si le droit des habitants de la ville, ceux qui utilisent le moins la voiture, d'avoir un air moins pollué et des nuisances sonores réduites est-il élément non digne d'être pris en compte. Vouloir cela est-il un caprice politique ou un désir légitime de disposer d'un bonne qualité de vie?

Finalement, il est étonnant que, pour un parti qui défend l'économie, vous être contre une mesure qui, en favorisant un transfert modal, laissera un route plus fluide pour les professionnels.

Bien à vous,

Nicolas Kupferschmid
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Écrit par : Nicolas Kupferschmid | 24/06/2013

"Nous sommes en ville"...eh non! L'initiative des verts est cantonale et dans le canton de nombreuses lignes de sont bus excentrée et occupent une voirie considérable qui ne se justifie pas par l'argument du débit...

Les 1800 voitures/heure sont des chiffres reconnus aussi bien par le TCS que par les ingénieurs des transports de la DGM. Ils s'illustrent assez facilement:
- Pour un flus de voiture qui roulerait à 40 km/h elles seraient
espacées de 22.2 m en moyenne...assez réaliste!
- Pour un flux de voiture à 20 km/h on tombe à 11.1 m
- Les 1800 voitures correspondent également au fameux espacement de
2 secondes entre véhicule recommendé par le BPA (espacement qui n'est
malheureusement pas toujours respecté)

Maintenant, comme l'a dit M. Dunner un peu plus haut, je suis en faveur d'un séparation des flux et de lignes en site propre chaque fois que cela est nécessaire, ce qui est le cas à certains endroits en ville.

Mon raisonnement purement technique ne vise qu'à démonter ce satané argument du débit...je ne suis pas en défaveur du développement des TP comme le prouve mon action parlementaire:
- Rapporteur de majorité en faveur du plan directeur du réseau routier
2007-2010 (très orienté TP)
- Rapporteur de majorité en faveur du dernier plan directeur des
transport publics
- Artisan de l'annulation de la votation de l'AVIVO qui mettait les TPG
dans une situation ingérable par rapport à UNIRESO
J'aimerais simplement que l'on reconnaisse que c'est là un choix politique...

Écrit par : Daniel Zaugg | 24/06/2013

"Il est communément admis chez les professionnels des transports" ....

Il a été communément admis, pendant longtemps, dans les milieux astronomiques, que la Terre était au centre du monde.

Ce genre d'argument (sans références précises, sans chiffres ...) est faiblard.

Maintenant vous avez raison, la discussion sur le débit n'est ni significative, ni même intéressante. Mais vous comparez un scénario que vous dites "très favorable" pour les TPG avec un scénario carrément illusoire pour l'automobile. Nous sommes en ville mon cher Monsieur, et une voie de circulation fluide, sans entrave, relève du fantasme, même si vous supprimiez tous les bus. Les carrefours sont généralement bloqués par des automobiles dont les conducteurs passent "parce que c'est vert" sans se préoccuper de la place qu'ils ont de l'autre côté ... et ça bloque. Et je ne vous parle pas des deux-roues, motorisés ou non, et des bipèdes!

Votre comparaison est donc peu crédible, pour ne pas dire plus.

Vous auriez pu développer plus la partie pollution, consommation d'énergie, qualité de vie (on peut lire, téléphoner, dormir même dans les bus, chose difficile, mais parfois pratiquée dans les automobiles). Mais peut-être cela vous aurait-il amené à une conclusion différente et non souhaitée.

Ceci dit, vous avez parfaitement raison de dire que le choix est politique. Et bien que partisan des transports en commun, il me parait que cette initiative, et surtout l'inscription dans la constitution, est inutile.

Mais le débat mériterait mieux que les habituels arguments émotionnels des pros et anti-bagnole, qui n'a besoin de personne pour fonctionner à plein tube.

Bonne journée

Écrit par : Eviv Bulgroz | 24/06/2013

Au centre-ville de Zürich, les zones piétonnes, la limitation de la circulation, les parking à 6frs l'heure, n'empêchent pas les gens d'y faire leurs courses. Le montant des achats augmente. Aucune des grandes enseignes boude le centre de Zürich. Et les restaurants travaillent. Et pourtant, vous voyez des voitures au Niederdorf vous?

Désolé, côté prospérité, c'est pour Genève qu'il faut s'inquiéter où les livreurs et coursiers mettent 35 minutes pour remonter la rue du Rhône. Vous trouvez ça normal?

J'ai travaillé 7 ans à Zürich, personne dans mon immeuble n'allait au travail en voiture, personne. Les gens prenaient les transports publics. J'y allais en vélo, mon entreprise mettait à disposition des vestiaires avec des casiers et douches.

Au lieu d'accepter le changement, Genève se crispe sur des points qui ne font plus débat ailleurs, où ça marche : Zürich, Berne - au fait, vous avez vu des voitures autour de la gare de Berne, dont la taille est le double de celle de Genève ?

La responsabilité d'un leader, c'est de conduire le changement. Pas de subir comme vous.

Écrit par : brandson | 24/06/2013

Votre principal argument concernant les débits comparés des voitures individuelles et des bus est faux, car en dehors de la réalité. Où avez-vous vu "une voie de circulation fluide et sans entraves" avec 1800 véhicules se déplaçant dans le même sens? Sur autoroute et encore. En ville dés qu'il y a un carrefour avec autant de véhicules en déplacement, c'est le bouchon assuré et votre débit devient une pure vue de l'esprit. Alors que des bus circulant à 5 minutes les uns des autres, il y a tout le temps d'organiser des croisements aux carrefour sans ralentir leur progression, quelle que soit leur direction.

Force est donc de constater que le trafic automobile en ville est un non sens. Notamment avec un taux d'occupation inférieur à 30%.

Écrit par : Michel Kunz | 24/06/2013

Vous extirpez du débat l'argument du débit. Soit. Et après?
Même si les bus ne transportent pas forcément plus que les voitures:
-les trams le font
-cette initiative améliore la vitesse des transports publics
-cette initiative économise de l'argent aux TPG (deux millions rien que pour la voie créée sur le pont du Mont-Blanc)
-elle permet une meilleure fluidité de tous les moyens de transport à partir du moment où les TP sont plus rapides et donc plus attractifs

Écrit par : Pascal Sauvain | 24/06/2013

En fait, votre argument du débit serait juste si... on parlait d'autoroutes.
C'est correct, le débit maximal d'une voirie est environ 2 véhicules par seconde, soit 1800 véhicules heure.
Mais dès qu'il y un carrefour c'est totalement faux. Sans même parler de phases complexes et de voies bus: un simple carrefour sans tourner-à-gauche (donc un cycle de feux à 2 phases, voire 3 s'il y a une phase piéton) ne permet de débiter de voitures qu'une partie du temps. ce qui fait qu'en réalité, en milieu urbain et dans des conditions très favorables, vous aurez toujours moins de 1000 véhicules par heure.
Donc dire qu'on balaye l'argument des flux en utilisant des débits d'autoroute est simpliste et un brin léger.
En plus, les voies bus sur les lignes excentrées et peu fréquentes sont rares et je ne pense pas que celles là soient visées par l'initiative. ce sont bien ces arrêts et ralentissements inutiles au centre ville, là où il y a beaucoup de monde et beaucoup de bus, là où vous-même dites que vous êtes favorables aux transports en commun en site propre.
Il est aussi utile de se rappeler une chose: la priorité aux transports publics veut finalement simplement dire permettre aux bus et trams de franchir les carrefours sans s'arrêter. mais le nombre de phases de feux nécessaires pour faire passer les bus en question(dont le nombre ne change pas) ne vont pas varier. la seule différence est qu'elles seront au moment où le bus en a besoin et pas à des moments fixes.
l'impact sur le trafic voitures ne serait que minime, le gain pour les TC important! De plus, là où il y a aujourd'hui un feu bus, il n'y a que rarement une détection de véhicules à Genève. Donc, bus ou pas au carrefour, la phase bus est déclenchée. Quant il y a beaucoup de bus, ça ne se voit pas, mais quand il n'y en a moins, que de capacité perdue pour le reste du trafic!
Donnons la priorité aux TC, utilisons la capacité des carrefours pour les bus que quand il y en a besoin. Tout le monde sera gagnant.

Donc non l'argument du débit n'est pas faux. Il est même essentiel, non seulement au centre ville les TC sont plus capacitaires et leurs flux plus importants(c'est vrai, en campagne ce n'est pas le cas...) mais en plus, le réseau ne permettra jamais plus de capacité que sont point le moins capacitaire (c'est comme des fluides - pas pour rien qu'on parle de flux). Donc on aura au total, pour l'accès aux centre-ville (car c'est de ça qu'on parle in fine) des débits sensiblement plus importants en TC. Vous citez plus haut la DGM, allez donc voir leurs statistiques de part modale pour le centre...allez voir sur n'importe quelle des pénétrantes genevoises s'il y a plus de voitures ou plus de passagers dans les TC. et redites nous quel mode de transport à le plus grand débit. et le quel mériterait la priorité...
Je terminerai juste en disant: l'initiative des verts n'est certes pas idéale (je n'ai pas les détails dans la constitutions comme vous relevez justement), mais à le mérite de faire une proposition concrète. Mais vous, au fond: vous proposez quoi? Votre commentaire illustre bien la politique genevoise en la matière. La seule chose dont on est sûrs, c'est que ce que proposent les autres c'est pas la bonne solution.

Écrit par : Emile | 24/06/2013

Votre argument du débit est à peine meilleur que celui que vous vouliez combattre. Une des principales causes de blocage du flux est les voitures qui suivent un autre itinéraire et qu'il faut bien laisser passer à un moment ou un autre. Est-il donc tellement impossible de laisser patienter les automobilistes quelques secondes de plus pour laisser circuler un bus? (je me place ici dans la situation d'un bus avec une fréquence pas trop élevée, pour éviter des blocages dus à plusieurs bus qui se suivent, étant donné que vous acceptez comme moi qu'avec une fréquence plus élevée le flux est meilleur en laissant la priorité aux bus).
Je me permets de discuter encore sur deux points: le premier est votre affirmation que les tpg disposent déjà d'un système d'annonce. Certes c'est le cas, mais comme je prends souvent les transports publics je sais qu'il reste plusieurs carrefours où il faut tout de même attendre que les flux de voitures soient passés pour que les transports publics puissent avancer.
Quant au deuxième point, c'est votre refus de toute forme de piétonnisation. Dans la plupart des zones piétonnes, y compris dans les rues basses, la foule de personnes qui y circulent est bien plus importante que dans les endroits où l'on peut circuler en voiture. Avez-vous l'impression que les commerces installés dans les rues basses souffrent de l'absence de voitures sur la rue qui longe leur magasin?

Écrit par : Louis Hainaut | 25/06/2013

Juste quelques remarques (les autres ont été faites par les autres commentaires) :
· Je suis d'accord avec vous que ces détails ne devraient pas figurer dans la constitution, qui devraient rester sur les fondamentaux, mais c'est un argument qui ne marche pas en Suisse, dont la constitution elle-même est un gros foutoir. Attaquer cette initiative des Verts sur ce point n'est du coup pas très pertinent.
· Vous dites que l'initiative est inutile car les TPG ont déjà la priorité. Il suffit de les prendre pour voir à quel point c'est faux : les bus doivent très souvent attendre au carrefour, et pire encore, les trams aussi se voient souvent devoir s'arrêter en-dehors de leurs arrêts !
· Si cela ne tenait qu'aux TPG, il y a longtemps que ce problème serait résolu, mais le réglage des feux est hors de leur compétence. C'est, me semble-t-il, le boulot de la DGM, qui rechigne fortement à accorder cette priorité absolue au minimum aux trams, dans l'idéal à tous les transports publics. Peut-être à cause de l'article constitutionnel (encore un article qui n'a rien à faire dans une constitution) sur la liberté du choix de transports systématiquement brandie par ceux qui refusent toute priorisation des transports publics ? Toujours est-il qu'une acceptation de l'initiative des Verts serait une base solide pour enfin accorder cette priorité.

Écrit par : Eoshyn | 25/06/2013

Cher Daniel,
175 occupants X 30 bus par heure (s'il passe chaque 5 minutes) cela fait 5250 personnes transportées par heure. et en imaginant que le bus soit à moitié plein (tout le temps) cela ferait encore 2625 personnes transportées par heure. Donc le débit reste toujours meilleurs qu'en voiture.

Quand aux émisions de gaz carbonique et azote le bus en produira moins par heure aussi que la voiture ;)

Mais bien essayé ;)

A part cela je ne comprends toujours pas pourquoi avoir une réaction aussi épidermique à la proposition des Verts. Relaxez-vous. La voiture que les professionnels ont besoin d'utiliser absolument n'est pas visée. Et je les défendrai ainsi que ceux qui choisissent le mode de transport approprié selon la nature du déplacement.

A bientôt en commission des transports où la sérénité est à l'image de ce blog et du mien, vous ne trouvez pas? ;)

Jacqueline Roiz, députée

http://jacquelineroiz.blog.tdg.ch/archive/2013/06/19/humour-noir-de-verte-ou-le-petage-du-cable-des-transports1.html

Écrit par : Jack_line | 26/06/2013

Chère Jacqueline,

30 bus par heure = 1 bus toutes les deux minutes
1 bus toutes les 5 minutes = 12 bus

Bien essayé! :-)

Au cas où je vous invite à visiter le site
http://cours-de-mathematiques-pour-deputés-faches-avec-les-chiffres.ch

Écrit par : Daniel Zaugg | 26/06/2013

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