20/09/2013

Les taxis seraient-il au dessus des lois?

«Sans l’aval de la profession, cette loi n’a pas la moindre chance de fonctionner»

taxi jaune, taxi bleuC’est ce que dit en substance Pierre Jenni, président de Taxiphone et candidat indépendant au Conseil d’Etat dans un article de la Tribune de Genève d’hier sur la grève des taxis organisée par ce même candidat en mal de visibilité.

A l’entendre, on pourrait croire que les taxis ne respectent que les lois qu’ils choisissent eux-même!

Pour ma part je ne partage pas son avis et reste convaincus que les chauffeurs de taxi ne sont pas des voyous.

Et pourquoi tout ce ramdam? Pourquoi une « grève préventive »?

Parce que, soit disant, la commission des transports du Grand Conseil n’aurait pas pris en compte les desiderata de sa corporation dans l’élaboration de la 3ème révision de la loi sur les taxis.

Le problème c’est que les taxis ne parlent pas d’une seule voix: il y a les bleus, les jaunes, aux intérêts divergents et même à l’intérieur de ces grandes catégories il y a plusieurs associations qui ne revendiquent pas toujours la même chose.

La commission des transports a néanmoins auditionné des représentants de toutes ces associations, des représentants de l’hôtellerie, du tourisme et de tous les milieux concernés. Elle a ensuite pris ses responsabilités et élaboré une mouture de cette loi qui prenne en compte non seulement les revendications, certes légitimes des chauffeurs, mais également les intérêts des utilisateurs et clients.

C’est cette loi, qui sera vraisemblablement à l’ordre du jour de la prochaine session du Grand Conseil, que M. Jenni conteste, sans l’avoir lue, comme il le concède lui même puisque son contenu n’est pas encore officel !

Electoralisme quand tu nous tiens…

11:57 Publié dans Mobilité | Tags : taxi, jenni, grève | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Je suis ma foi obligé d'intervenir, non pas pour me défendre, mais pour corriger quelques affirmations pour le moins discutables.
En premier lieu, et comme j'ai eu maintes fois l'occasion de vous le faire remarquer, les milieux professionnels du transport de personnes, malgré leurs divergences, ont montré un front commun depuis la votation de la loi de 2005 qui a été plébiscitée et votée à l'unanimité du parlement moins une abstention. La seule raison pour laquelle elle a échoué, c'est que les députés et le Conseil d'Etat n'ont pas tenu compte des remarques de 5 rapporteurs sur les 7 qui ont alerté nos autorités sur le besoin de dégager des ressources pour effectuer les contrôles.
Aujourd'hui, vous vous apprêtez à faire de même, mais cette fois avec l'ensemble de la profession, taxis privés, publics et limousines contre vous et votre projet abscon dont, vous vous en doutez, nous avons eu des échos par les fuites orchestrées par quelques commissaires malgré le verrou que le président à tenté d'imposer. Vous devrez vous excuser auprès de la population, dans 3 ou 4 ans, lorsque tout le monde réalisera la médiocrité de votre travail et la dégénérescence des services de taxi que vous aurez généré. C'est dommage, car avec un peu plus de consultation et le respect des rudiments démocratiques, nous aurions pu aplanir nos différends et proposer au parlement un texte crédible.
Quant à vos calomnies sur un soi-disant manque de visibilité, vous semblez bien être le seul à n'avoir pas compris que, contrairement à la plupart des candidats, et vous même d'ailleurs, je me lance dans cette aventure avec le seul souci de participer à l'amélioration du quotidien des Genevois. Non seulement je ne fais pas campagne, mais j'attends simplement qu'on vienne me chercher pour me mériter. Je vous laisse les stands, les cocktails et les serrages de mains pour vous rapprocher du public. Je côtoie les gens au quotidien dans mon taxi et n'ai pas besoin d'en rajouter pour me prétendre proche d'eux et tenter de comprendre leurs maux.
Bonne chance pour votre réélection !

Écrit par : Pierre Jenni | 20/09/2013

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