28/04/2016

RBI, et si on en parlait ?

Selon les initiants, le Revenu de Base Inconditionnel coûtera 200 milliards.
Par an.

Les adversaires avancent évidemment des coûts plus importants. Qu’importe, de toute façon la somme est gigantesque

Sur leur site, les initiants proposent un certain nombre de « solutions » pour financer le RBI:

Dans chacun des articles ci-dessus, directement tirés de leur site officiel, les initiants développent une argumentation très complète qui se ramène à une seule idée fondatrice :

Augmenter les taxes ou les impôts

A ce stade un raisonnement mathématique élémentaire s’impose :

Question : Combien faut-il prendre à chaque Suisse pour donner 2’500.- francs à chaque Suisse ?

Réponse : 2’500.- francs !

Quand on leur dit que l’opération est donc nulle, les initiants répondent qu’ils veulent également taxer les entreprises.

Mais quand on taxe une entreprise, celle-ci n’a que deux méthodes pour compenser le manque à gagner : augmenter ses prix ou diminuer le salaire (ou le nombre) de ses collaborateurs. On en revient donc à un point fondamental : quelle que soit la méthode choisie, ce sont les personnes physiques qui supporteront la charge de cette taxe.

C’est là que les initiants sortent du bois pour expliquer ce qui se cache réellement derrière leur idée : Tout le monde ne paye pas les mêmes impôts et taxes, ce sont les riches qui financeront le RBI des pauvres.

Le dialogue fictif suivant, tiré de leur site officiel, ne laisse aucune place au doute :

« 200 milliards? Alors que le PIB de la Suisse est d’environ 650 milliards? Ça représente presque le tiers du PIB. Mais c’est de la folie furieuse!

 

On se calme! Il ne s’agit pas de trouver 200 milliards supplémentaires, mais bien de réformer la clé de répartition de ce PIB. Pour faire simple, il s’agit d’appliquer le principe dit de «Robin Hood»: prendre aux riches pour donner aux pauvres

 

Au fond, cette idée s’apparente au salaire minimal, déjà refusé par la population Suisse à plus de 76 %. La seule différence c’est que pour toucher le salaire minimum, il fallait au moins travailler !

A bon entendeur !