20/07/2013

Le MCG veut diminuer la police !

Avec sa liste de 99 candidats, la chancellerie est obligée de diminuer la police…

…de caractères utilisée pour les listes électorales de tous les partis. (article TdG du jour)

S’agit-il d’une stratégie délibérée ?Police.jpg

En tout cas, les nouveaux partis, avec des listes de 17 ou 25 candidats vont trouver la pilule amère.
Grâce à ce coup de force au nom de l’égalité de traitement, ils vont en effet apparaître comme des groupuscules: une grande feuille blanche avec quelques noms qui se courent après, ca ne fait pas très sérieux!

C’est stratégiquement bien joué. En effet, les nouveaux partis attirent souvent les voix des mécontents du système, de ceux qui ne se reconnaissent pas dans les institutions en place, bref, de l’électorat qui constitue la base du MCG.

Alors, ce mouvement qui compte aujourd’hui 16 élus espère-t-il en placer 99, ou cherche-t-il, en remplissant sa liste à ras-bord, à paraître plus important qu’il ne l’est? Peut-être veut-t-il tout simplement rendre plus difficile les opérations d’ajout ou de latoisage sur ses listes ?

Quel que soit leur objectif, louons tout de même leur modération: par attachement à la démocratie et au pluripartisme, il reste tout de même UNE place pour UN opposant…

Faut-il craindre les visées hégémonistes du MCG ?

Je vous laisserai former votre propre opinion, moi j’ai ma réponse:

Si le ridicule ne tue pas
et si tout ce qui ne tue pas rend plus fort,
alors le MCG doit être quasi invincible…

15:45 Publié dans Genève, Politique | Tags : élections, mcg | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/06/2013

Faut-il être de gauche pour être une femme ?

En tant que député PLR, j’entends souvent des remarques sur le machisme de la droite qui ne donnerait pas sa chance aux femmes en politique.

C’est vrai qu’au Grand Conseil, dans la droite élargie il y a environ 18% de femmes alors qu’à gauche elles sont 60% !

Il est connu, et c’est malheureux, que d’une manière générale les femmes sont moins souvent prêtes à se lancer dans l’arène politique que les hommes.

Je pense qu’il faut tout faire pour faciliter l’accès à celles qui le veulent.

  • D’abord, le fait qu’il y ait plus de femmes en politique peut avoir un effet d’exemplarité sur celles qui hésiteraient.
  • D’autre part, il faut bien le reconnaître, les femmes ont une sensibilité, une approche différente qui est souvent plus consensuelle et orientée « solutions » que les représentants du sexe dit « fort ».
  • Enfin, et ce n’est pas le moins important, les femmes représentent grosso-modo 50% de la population et il est indispensable qu’elles soient correctement représentées.

En revanche je m’oppose fermement à l’idée de présenter, comme les font les Verts et les Socialistes, des listes de candidats avec 50% d’hommes et 50% de femmes (je me demande d’ailleurs, vu les proportions actuelles, si ces formations n’ont pas dû introduire des quotas d’hommes…).

Ce genre de choix implique forcément qu’à un moment, on écarte un-e candidat-e compétent-e parce qu’il-elle n’a pas le bon sexe.

C’est pour ça qu’à droite, nous détestons les quotas ! Pour n’importe quel poste, un-e candidat-e doit être choisi-e pour ses compétence et son expérience, pas en fonction de son sexe, son appartenance ethnique ou sa religion.

Si nous sommes contre les quotas, nous ne sommes pas, en revanche, contre les femmes.

C’est pourquoi j’aimerais aujourd’hui vous présenter deux nouvelles candidates de la liste PLR qui méritent vos voix (elles ne sont évidemment pas les seules, mais je les connais plus particulièrement pour les avoir fréquentées professionnellement) :


HARDYN.jpgNathalie Hardyn

Directrice adjointe de la chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève

Cette femme de tête, engagée, n’a pas attendu sa candidature au Grand Conseil pour s’impliquer dans la vie genevoise :
Proche des PME de par son métier, elle est également présidente du GTE (Groupement Transport et économie) qui vise à mettre en place une politique des transports axée sur les besoins de l’économie genevoise.


Bénédicte MontantMONTANT.jpg

Architecte

Spécialiste du logement, de l’urbanisme et de l’aménagement, Bénédicte est aussi une amoureuse de Genève et une grande connaisseuse de ses institutions. Son parcours varié l’a particulièrement bien préparée au plongeon que représente une élection au Grand Conseil.
Mieux que des mots, son parcours aux multiples casquettes témoigne de son engagement : ancienne présidente de l’Association Genevoise d’Architectes, membre du conseil de direction de la FER, juge assesseur au Tribunal Administratif, membre du conseil de fondation de Trajets.

 

Les défenseurs de l’économie et des PME doivent absolument glisser ces deux noms dans l’urne le 6 octobre !

C’est avec des femmes exemplaires comme elles, et la liste du PLR en compte beaucoup d’autres, que nous ferons avancer la cause des femmes en politique.

Bandeau dédié à Genève GC.jpg

 

19/04/2013

Mobilités 2030: infarctus programmé

Mobilités 2030, c’est « une diminution de 30% des capacité offertes par le réseau routier pour l’ensemble des traversées du Rhône et de l’Arve »!

Infarctus.jpgLa vision à moyen terme du Conseil d’Etat pour la mobilité genevoise, synthétisée dans le document « Mobilités 2030 », prévoit de réduire considérablement le trafic en ville.

L’une des méthodes permettant d’y arriver est le développement des transports publics et de la mobilité douce. Avec une augmentation de l’offre de 40% ces dernière années, cette piste est déjà bien exploitée.

Cette approche est pourtant loin d’être suffisante. La direction générale de la mobilité prévoit une augmentation de la demande en transports individuels motorisé de 20% entre 2005 et 2020. Ce scénario est loin d’être fantaisiste: depuis 2009, le nombre de franchissements des frontières du canton a explosé de 500’000/jour à 550’000/jour, soit une augmentation de 10% en quatre ans!

Cette stratégie de développement des transports publics est donc complétée par un autre volet: le renforcement de la hiérarchie du réseau routier.

  • Au niveau du canton, cela passe par l’élargissement de l’autoroute de contournement et le bouclement de celle-ci par une Traversée du Lac.
  • Au niveau de la ville, il s’agit d’empêcher le trafic de transit à travers les quartiers en le reportant sur les axes principaux.

L’objectif est louable, l’approche est sensée.

Oui, mais… la réalité est bien différente! Pour ce qui est de l’élargissement du contournement et de la Traversée du Lac, ces projets sont embourbés aux chambres fédérales, où ils sont en concurrence avec d’autres projets cantonaux. Cette bataille n’est pas perdue, mais elle est surtout loin d’être gagnée!

Pour ce qui est de la stratégie locale, reporter le trafic sur les axes principaux est la chose à faire, à condition qu’on ait des axes principaux dignes de ce nom!

Dans l’exemple du pont Wilsdorf qui défraie la chronique, la Direction Générale de la Mobilité (DGM) prévoit un report de trafic sur le boulevard des Acacias. Ce boulevard, une « pénétrante » selon le vocabulaire consacré, porte bien mal son nom. Depuis l’installation de pistes cyclables des deux côtés et d’un tram en site propre au milieu avec des passages piétons en veux-tu, en voilà, on n’y circule tout simplement plus.

Cette route ressemble plus à un parking à ciel ouvert qu’à une pénétrante!

D’autres axes dits « principaux » sont dans le même cas: la route de Chancy et l’axe Cornavin-Meyrin par exemple.

Et c’est là que rien ne va plus. La Conseillère d’Etat en charge de la mobilité met le turbo pour mettre en œuvre les mesures de réduction du trafic prévues alors que les itinéraires alternatifs sont inexistants.

Les situations comme celles du pont Wilsdorf / Ecole de Médecine et celle du quartier de Saint-Gervais , programmée pour cet été (voir ci-dessous), vont se multiplier sans qu’on améliore pour autant la fluidité des artères principales.

St.--Gervais-s.jpg

28/03/2013

Votations du 3 mars sur les tarifs TPG : Scrutin annulé!

Par un arrêté rendu ce jour, la Chambre administrative de la Cour de justice a statué sur le recours conjoint que j’ai lancé avec le Parti Pirate: le scrutin du 3 mars 2013 sur la hausse des tarifs TPG (IN 146) a été invalidé.

Même si dans les faits, c’est le recours du Parti Pirate qui est admis et celui que j’ai déposé, qui attaquait la votation sous un angle différent, qui a été déclaré irrecevable, seul le résultat compte:

Le peuple pourra se déterminer à nouveau sur cette loi
en ayant, cette fois, conscience des enjeux
!

La Chancellerie devra soumettre au peuple le texte qui a été réelleement signé par les initiants et de ce point de vue, c’est une grande victoire pour la démocratie.

Par ailleurs, la Chambre Administrative a rejeté le recours déposé par Rémi Pagani contre son exclusion du conseil d’administration des TPG.

Rémi Pagani avait en effet été exclu de ce conseil d’administration suite à un amendement à la loi sur les TPG, déposé par votre serviteur et voté par le Grand Conseil. Cet amendement fixait comme un principe de bonne gouvernance l’incompatibilité entre la fonction de magistrat communal ou cantonal et celle de membre du conseil d’administration des TPG.

Ces deux décisions, qui à terme soutiennent des transports publics genevois qui doivent rester indépendants des manipulations politiciennes, me confortent dans ma confiance dans nos institutions et sont une victoire pour l’avenir de notre mobilité publique!

PJ__CACJ_COMMUNIQUE_RECOURS_TPG_PAGANI_2013_03_28-small.jpg

 

13/03/2013

Recours sur les tarifs TPG: il faut revoter!

Le texte de l’initiative « Stop aux hausses des tarifs des Transports Publics Genevois», voté ce 3 mars ne comportait pas de limitation d’âge pour les tarifs juniors.vote.jpg

Les multiples publications de ce texte dans la Feuille d’Avis Officiels non plus.

Pourtant le Conseil d’Etat, dans son communiqué de presse du 6 mars, a clairement annoncé son intention de promulguer un texte contenant des parenthèses qui restreignent la catégorie juniors aux personnes de 6 à 18 ans.
De ce fait, les jeunes de 18 à 25 ans seront privés des tickets et abonnements à prix réduits dont ils bénéficiaient auparavant.

Une telle intervention du Conseil d’Etat viole la séparation des pouvoirs et ne respecte pas la volonté populaire exprimée lors du vote.

C’est pourquoi j’ai déposé hier un recours demandant l’invalidation du vote et invitant le Conseil d’Etat à fixer une date pour un nouveau scrutin.

Il ne s’agit plus de savoir si la décision du peuple était la bonne, si les TPG réussiront ou non à maintenir leur offre sans licenciements ou diminutions de prestations. Sur ces points la volonté populaire s’est exprimée et les Genevois ont tranché: ils veulent des transports publics bon marché.

Non! Ce qui est en jeu aujourd’hui, ce sont nos droits démocratiques fondamentaux!

C’est le droit des citoyens au respect de leurs décisions, c’est leur droit à une information claire et sans équivoque sur ce qu’ils votent. Or on ne peut pas dire qu’à ce titre l’IN146 sur les tarifs des TPG soit exemplaire.
Récapitulons le déroulement des faits:

  • On fait signer dans la rue un texte (appelons-le la version «A»), comportant les fameuses parenthèses qui empêchent les jeunes de 18 à 25 ans de bénéficier de tarifs préférentiels
  • A l’aboutissement de l’initiative, on publie dans la FAO un texte dont ces parenthèses ont disparu (appelons-le la version «B»)
  • S’apercevant de leur erreur, les autorités font corriger le texte et le Grand Conseil travaille donc pendant plus d’un an sur la version «A»
  • A l’issue de ces travaux on republie le texte version «B» dans la FAO et dans le matériel de vote
  • Après l’acceptation de l’initiative le Conseil d’Etat décide de promulguer la version «A»!

En résumé: pendant toute la durée du processus, les initiants et le Grand Conseil ont travaillé sur la version «A» alors que dans toutes les publications officielles, les citoyens n’ont vu que la version «B»!

Une chatte n’y retrouverait pas ses petits et même Christian Grobet, le chef de file des initiants, n’est plus très sûr de ce qui s’est passé, écoutons sa version des faits:
(cliquez ici ou sur l’image pour lancer cette inénarrable vidéo de 39 secondesLaughing)