21/11/2011

Salaire minimal: la fin des working poor?

Si on en croit la gauche, l'introduction du salaire minimal serait la panacée pour combattre le dumping salarial, le phénomène des travailleurs pauvres, voire même le chômage.

Alors ? Le salaire minimal : avancée sociale ou fausse bonne idée ?

Lire la suite

25/05/2011

Lettre ouverte à Eric Stauffer

Cher M. Stauffer,

Ce matin je me suis réveillé avec la gueule de bois.

Gueule de bois au sens figuré car la dissolution du parti libéral, dans les valeurs duquel j'ai grandi , marque la fin d'une époque. Et même si aujourd'hui nous fêtons la naissance d'un nouveau parti, plus fort, ce n'est pas sans une certaine nostalgie que je regarde en arrière.

Gueule de bois au sens propre aussi, pour avoir peut-être un peu trop arrosé l'événement...

Mais c'est grâce à vous que j'ai pu aborder la journée dans un grand éclat de rire !

Comment réagir autrement à votre demande d'expulsion des députés libéraux des commissions parlementaires ? (voir l'article TdG ici)

C'est donc avec plaisir que je vous décerne par la présente le titre de

« Clown de la république ».

Votre coup médiatique n'a évidemment aucun fondement juridique, puisque nos nouveaux statuts prévoient expressément que les groupes parlementaires libéraux et radicaux restent constitués jusqu'à la fin de la législature. Si cet argument ne devait pas suffire, les nombreux précédents dans les autres cantons et au niveau fédéral parlent d'eux même.

Même MM. Freisinger et Bignasca, autres comiques suisses, n'ont pas osé se ridiculiser en faisant pareille demande...

Cependant au-delà de ces faits évidents, votre réaction soulève quelques questions intéressantes :

  • Si vous étiez réellement inquiet de la possibilité que 30% du parlement ne puisse plus siéger en commission, pourquoi n'avez-vous pas soulevé le problème avant que 30% des citoyens genevois ne se voient privés de leur représentation parlementaireen commission?
    Une telle situation aurait pourtant dû inquiéter quelqu'un qui se targue de défendre «tous les Genevois».
  • Pourquoi alors ne vous manifester qu'aujourd'hui à 0h21?
  • Seriez-vous à ce point en mal de publicité?

L'autre question qui me taraude c'est :

Pourquoi la presse relaie-t-elle presque instantanément le moindre de vos borborygmes, aussi inepte soit-il ?

Pour répondre à cette interrogation je citerai un constituant, ancien animateur de talk show sur Léman bleu, à qui j'avais posé la même question à l'époque, et qui m'avait répondu :

« Que veux-tu, Daniel, c'est un bon client... »

PS : Entre le moment où j'ai commencé cette lettre et celui où je vous l'envoie, j'ai dû changer le lien vers l'article de la Tdg. En effet, l'original, qui ne citait que votre demande, a mystérieusement disparu de la toile au profit d' un article plus équilibré qui cite également la réaction du président du Grand Conseil. La presse deviendrait-elle impartiale ?

 

15/05/2011

Mobilité douce, qui a vraiment gagné ?

La carte des résultats le montre : géopolitiquement il s'agit
d'une victoire du centre sur la périphérie, ce que laissait
d'ailleurs présager le titre de la bien nommée « Initiative des villes »

Lire la suite

23/02/2011

Score: 2-98, avantage buvette !

9 interviews téléphoniques,

6 articles dans divers journaux romands au cours de la semaine écoulée,

de mémoire de député, je n'ai jamais été autant sollicité par la presse sur un seul et même sujet...

Lire la suite

21/01/2011

Logement : un remède de cheval !

Il y avait cet homme qui avait mal à la tête depuis vingt ans.

Pour se soigner, toutes les heures, il se donne un bon coup de marteau sur le crâne. De nombreux amis lui ont déconseillé cette méthode, mais il…s’entête.

Un beau matin, ses amis se réunissent tous autour d’une table et tentent de lui démontrer que non seulement son « traitement » est inefficace mais qu’en fait, il empire le mal.

L’homme, pas vraiment convaincu, accepte d’essayer autre chose. Les heures passent, son mal de crâne fluctue, il y a des signes d’amélioration encourageants mais la douleur ne cesse pas complètement pour autant.

Le lendemain matin, il a toujours mal à la tête et perdant patience il décrète que son nouveau traitement est inefficace : il décide qu’il lui faut un remède de cheval  et part s’acheter une enclume dans l’intention de se la lâcher sur la tête à intervalles réguliers pour mieux se soigner…

C’est cette histoire que me rappelle la nouvelle initiative de l’Asloca 

S’il est vrai que les logements tardent à se construire à Genève, que les objectifs ambitieux que s’était fixés le Conseil d’Etat ne sont pas atteints, ce n’est certainement pas en remettant en place les mêmes contraintes qui pendant plus de vingt ans ont bloqué toute construction à Genève qu’on résoudra le problème !

En quatre ans, Mark Muller n’a pas réussi à lever tous les obstacles que ses prédécesseurs, notamment Christian Grobet (actuel vice-président de l’Asloca) et Laurent Moutinot, ancien de l’Asloca, ont patiemment contribué à mettre en place.

Est-ce étonnant ?

Malheureusement non ! Pas dans un canton où l’acte de construire prend entre 8 et 12 ans.

En tirant un bilan intermédiaire, ne négligeons pas, au delà des grands projets emblématiques qui sont toujours bloqués, le travail réel que le Conseiller d’Etat a entrepris dans l’allégement des procédures et qui commence à porter ses fruits, comme en témoigne l’explosion record du nombre d’autorisation de construire accordées et les nombreux projets de construction qui sont en cours de réalisation en ce moment même.

Dans un monde esclave du court terme, où Google et les téléphones portables nous ont habitué à des réponses immédiates, où les managers des multinationales et les analystes financiers ne naviguent que les yeux rivés sur les prochains résultats trimestriels, où le profit immédiat est devenu la règle, les milieux de gauche qui traditionnellement critiquent ces dérives ne devraient pas perdre de vue une réalité: l'action politique, surtout lorsqu'elle est consensuelle à la Suisse, prend du temps.

A l’heure où les premiers frémissements positifs se font sentir dans un marché de la construction en pleine reprise, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain !