15/02/2014

Le MCG serait-il la nouvelle annexe de l’UDC?

Un parti comptant 20 députés au parlement genevois à la botte d’un groupe d’à peine 11 députés?
Un parti qui se dit « ni de gauche, ni de droite » inféodé à l’extrême droite?

On pourrait le croire en regard du surprenant retournement de dernière minute sur le soutien au contreprojet à l’IN 152, orchestré par Eric Stauffer à l’insu même des membres de son propre groupe qui n’en ont été avertis que jeudi en arrivant au Grand Conseil.

Surprenant quand on sait que, depuis plusieurs années, le maître absolu du MCG était pourtant un fervent partisan de la grande traversée du lac, l’une des solutions qui auraient pu ressortir de l’étude de ce contreprojet.

Surprenant également en regard des engagements pris envers, notamment, le conseiller d’état Luc Barthassat par le gourou du MCG.

Surprenant enfin, alors que le caucus du MCG avait décidé de ce même soutien le mardi précédant le vote.

Mais alors, pourquoi cette pirouette? De l’aveu même du Lider Maximo: « parce que le MCG a des intérêts stratégiques supérieurs avec l’UDC et que la décision a été prise au plus haut niveau entre les instances dirigeantes des deux partis », entendez à Berne…

021514_0058_LeMCGserait1.jpgC’est vrai que dans la capitale, le rapport de force est inversé avec l’UDC qui représente le plus grand parti du parlement fédéral alors que l’unique député MCG, au demeurant président de son parti, siège seul sur un strapontin, totalement à l’écart, caché derrière le Conseil Fédéral.

Serai-ce donc pour défendre l’intégration de leur conseiller national au groupe UDC, pour lui permettre d’exister un tout petit peu, que le MCG s’est plié aux ukazes de l’extrême droite populiste?

Alors, le MCG, qui avait été créé sous le sigle MBG (Mouvement Blochérien Genevois) avant de se rabattre sur son appellation actuelle suite au refus du tribun zurichois de se voir associé à eux, se préparerait-il à une « adhésion par la bande » à l’UDC?

Ce qui est sûr, c’est qu’entre Céline et Eric, celle qui porte la culotte n’est pas celui que l’on croit…

22/06/2012

La démocratie menacée par les concierges d’école, mais que fait la police !

L'avocat MCG Mauro Poggia se lance dans un juste combat pour le respect de la démocratie et des droits politiques.

En effet il s'est passé quelque chose de scandaleux : dans deux communes ce sont des concierges d'école, probablement des frontaliers d'ailleurs, qui ont été chercher les urnes.

Ca fait froid dans le dos !Urne-democratie.jpg

Imaginons un instant le scénario suivant :

  1. Si les deux bureaux de votes concernées étaient ceux de Carouge et d'Onex (les deux bureaux ou il y a eu le plus grand nombre de votes rentrés, respectivement 4'210 et 4'053)
  2. Si TOUS les électeurs de ces deux communes avaient comme un seul homme voté Stauffer à l'exclusion de tout autre candidat
  3. Si les deux affreux concierges à la solde du non moins affreux PLR avaient échangé les urnes contre d'autres, savamment préparées en faveur de Pierre Maudet mais laissant quand même quelques votes pour ses concurrents histoire de ne pas attirer l'attention...

Si tout cela était arrivé, les mathématiques seraient sans appel : les 5'535 voix qui dans ces deux communes sont allées à d'autres candidats reviendraient à M. Stauffer !

Euh...attends, mais c'est pas assez ! Il reste toujours 7'019 voix d'écart en faveur de M. Maudet...

Oui mais c'est sans compter tous les autres affreux concierges (une corporation totalement noyautée par le PLR comme chacun le sait) qui ne se sont pas fait choper !

Heureusement qu'il y a le MCG pour dénoncer les dérives mafieuses qui entachent nos élections !

 

09/05/2012

Stauffer : pile ou fesse ?

Vous en avez marre des élus qui se battent dans les bars ?

Votez Eric Stauffer, un candidat sérieux !

IMG_0084.JPG
(Photo publiée par M. Stauffer sur sa page facebook)

Lui il n’use de violence qu’à la buvette du parlement, ou alors en plénière du Grand Conseil !
(voir «Score: 2-98, avantage buvette ! » et « Le verre d’eau qui fait déborder le parlement »)

Au-delà du gag de cette photo de mauvais goût, que l’on peut imputer au sens de l’humour du candidat, il y a une réalité plus gênante :

La campagne de M. Stauffer est basée sur un mensonge éhonté!

En effet, cette campagne, entièrement basée sur la sécurité (voir article dans Le Temps), part du principe que M. Stauffer pourrait reprendre ce département de la sécurité en cas d’élection. Or il n’en est rien !

Isabel Rochat, conseillère d’état en charge du département sécurité police et environnement n’a pas l’intention de le quitter et la loi ne prévoit aucune procédure qui permettrait de la forcer à le faire. Par ailleurs on voit mal le Conseil d’Etat chambouler toute son organisation juste parce qu’il y a un nouvel élu !

Non, le département qui est en jeu, c’est celui des constructions ou éventuellement le département solidarité et emploi si le Conseil d’Etat décidait de laisser M. Longchamp garder le DCTI.

Quelles sont les propositions de M. Stauffer pour résoudre la crise du logement ?
La construction de « containers-cellules » à l’aéroport ?

Comment propose-t-il de résoudre le problème des communes qui refusent le plan directeur cantonal ?
Par la « tolérance zéro » ?

Electeurs, si vous devez voter Stauffer, faites-le, mais faites-le pour les bonnes raisons.

Ne votez pas Stauffer parce qu’il vous promet monts et merveilles dans le domaine de la sécurité, un domaine où il n’a pas l’ombre d’une chance de pouvoir les tenir…

Ne jouez pas les constructions et le logement ou l’emploi et la solidarité à pile ou face !

25/02/2012

Le verre d’eau qui fait déborder le parlement

Un Stauffer vociférant, gesticulant, postillonnant, au bord de l'apoplexie qui tente par tous les moyens de faire durer le débat, de faire durer le show, a demandé successivement le renvoi d'un projet de loi aux finances, à la fiscale, aux travaux et à l'aménagement.

Avait-il un quelconque espoir d'y parvenir ? Non, bien sûr ! Il savait bien, au vu des votes précédents, que ses propositions ne seraient pas acceptées.

Mais il connait aussi parfaitement la loi qui permet aux rapporteurs de s'exprimer pendant 3 minutes sur chaque demande de renvoi en commission et qui lui permet ainsi de marteler ses positions, encore et encore, ad nauseam.

Il a également une parfaite conscience que cette prise d'otage, légale j'en conviens, ne peut qu'énerver ceux qui lui ont, à 5 reprises, signifié démocratiquement et à une écrasante majorité qu'ils ne soutenaient pas sa position. Alors, quand on lui reproche des faits de son passé, il passe à la vitesse supérieure, agressant physiquement un élu qui, comme lui, a pourtant le droit de s'exprimer.

J'ai toujours dit, paraphrasant le grand Asimov, que  « La violence est le dernier refuge de l'incompétence ».

C'est quand quelqu'un est débordé, a court d'arguments qu'il a recours à cette dernière extrémité.

Mais aujourd'hui je révise mon jugement : cette violence-là était calculée pour obtenir un résultat, pour faire parler de son auteur, pour lui offrir encore une extension de la tribune médiatique dont il raffole.

Et dans quel but ?
N'importe quel  militant MCG vous le dira :

« Vous allez voir le nombre de sièges qu'on va rafler en 2013 ! ».

Alors bravo ! Bravo à cet homme qui érige la violence en stratégie de communication, à cet homme qui sait que plus Genève ira mal, plus il engrangera les voix des mécontents. Il met en scène les plus bas instincts humains, sachant très bien que chacun d'entre nous a rêvé, un jour ou l'autre, de faire taire son adversaire par la simple force.

Le fait que son agression soit lâche, peu risquée contre un homme de 60 ans, lui importe peu et elle importe peu à ses admirateurs qui ne retiendront qu'une chose : il a osé faire ce dont ils ne peuvent que rêver.

Voilà qui est Eric Stauffer : un stratège, un show man, un homme qui sait comment obtenir ce qu'il veut, un homme pour qui la fin justifie les moyens.

Les questions que j'aimerais poser à ceux qui l'admirent c'est : 

Voulez-vous réellement porter un tel  homme au pouvoir ?
Etes-vous sûrs qu'il se préoccupe de vous ?

25/05/2011

Lettre ouverte à Eric Stauffer

Cher M. Stauffer,

Ce matin je me suis réveillé avec la gueule de bois.

Gueule de bois au sens figuré car la dissolution du parti libéral, dans les valeurs duquel j'ai grandi , marque la fin d'une époque. Et même si aujourd'hui nous fêtons la naissance d'un nouveau parti, plus fort, ce n'est pas sans une certaine nostalgie que je regarde en arrière.

Gueule de bois au sens propre aussi, pour avoir peut-être un peu trop arrosé l'événement...

Mais c'est grâce à vous que j'ai pu aborder la journée dans un grand éclat de rire !

Comment réagir autrement à votre demande d'expulsion des députés libéraux des commissions parlementaires ? (voir l'article TdG ici)

C'est donc avec plaisir que je vous décerne par la présente le titre de

« Clown de la république ».

Votre coup médiatique n'a évidemment aucun fondement juridique, puisque nos nouveaux statuts prévoient expressément que les groupes parlementaires libéraux et radicaux restent constitués jusqu'à la fin de la législature. Si cet argument ne devait pas suffire, les nombreux précédents dans les autres cantons et au niveau fédéral parlent d'eux même.

Même MM. Freisinger et Bignasca, autres comiques suisses, n'ont pas osé se ridiculiser en faisant pareille demande...

Cependant au-delà de ces faits évidents, votre réaction soulève quelques questions intéressantes :

  • Si vous étiez réellement inquiet de la possibilité que 30% du parlement ne puisse plus siéger en commission, pourquoi n'avez-vous pas soulevé le problème avant que 30% des citoyens genevois ne se voient privés de leur représentation parlementaireen commission?
    Une telle situation aurait pourtant dû inquiéter quelqu'un qui se targue de défendre «tous les Genevois».
  • Pourquoi alors ne vous manifester qu'aujourd'hui à 0h21?
  • Seriez-vous à ce point en mal de publicité?

L'autre question qui me taraude c'est :

Pourquoi la presse relaie-t-elle presque instantanément le moindre de vos borborygmes, aussi inepte soit-il ?

Pour répondre à cette interrogation je citerai un constituant, ancien animateur de talk show sur Léman bleu, à qui j'avais posé la même question à l'époque, et qui m'avait répondu :

« Que veux-tu, Daniel, c'est un bon client... »

PS : Entre le moment où j'ai commencé cette lettre et celui où je vous l'envoie, j'ai dû changer le lien vers l'article de la Tdg. En effet, l'original, qui ne citait que votre demande, a mystérieusement disparu de la toile au profit d' un article plus équilibré qui cite également la réaction du président du Grand Conseil. La presse deviendrait-elle impartiale ?