A visage découvert - Page 5

  • Recours d’ASPASIE contre des logements au Pâquis !!

    On connaissait la recourite aigüe qui frappe Genève depuis de nombreuses années mais là, on atteint des sommets !!!

    aspasie,logementLa Tribune de Genève du jour nous apprend que le collectif ASPASIE, représentant les travailleuses du sexe, fait recours contre du logement de crainte que la « gentryfication » du quartier chaud ne fasse fuir les clients.

    Je ne contesterai pas que les prostituées soient des citoyennes comme les autres et que leur métier soit nécessaire. Cependant elles exercent leur art sur le trottoir, espace public s’il en est !

    En quoi auraient-elles leur mot à dire sur ce que des privés veulent construire sur un terrain qui leur appartient ?

    Allons-nous laisser les filles de joie décider de l’urbanisme de la ville ?

    A quand un recours du CDP (Collectif des Dealers des Pâquis) contre la construction d’un poste de police ?

  • Marre de ces miliciens...

    Ce matin j’ai croisé deux grands types, baraqués, mal rasés en jeans et tee-shirt, l’air de vrais durs, qui déambulaient d’un pas nonchalant comme si la ville leur appartenait. Des personnages peu rassurants qui, si je les avais rencontrés à 23h, m’auraient incité à changer de trottoir.

    En plus ils se baladaient armés d’un pistolet et d’un bâton tactique ! Ah oui, j’oubliais, ils avaient également un brassard orange marqué police…

    Policier miliciens tdg.jpgMais pour qui se prennent-ils ? On a vraiment l’impression qu’une milice tchétchène a envahi nos rues !

    Quand j’étais gamin mes parents me disaient : « Si jamais tu as un problème grave, tu vas vers n’importe quel monsieur en uniforme et tu lui en parles, ce sont nos amis, ils nous protègent… »

    Aujourd’hui ce serait : « Si tu as un problème, va vers ces types à l’air louche qui se baladent armés en regardant le monde d’un air méprisant… »     

    Bravo pour le respect que vous inspirez, messieurs les représentants des forces de l’ordre !

    Vous rendez-vous seulement compte que par votre attitude, VOUS menacez notre sécurité ?

    Quand est-ce qu’un voyou aura la brillante idée de se faire passer pour un policier si tout ce qu’il faut c’est une gueule mal rasée et un brassard ?

    Votre attitude est scandaleuse !

    police manifestant tdg.jpgAlors quand on apprend que des policiers ont osé manifester en tenue, armés et masqués je me pose des questions : Avons-nous laissé se former un état dans l’état ?

    Les policiers peuvent-ils tout faire en toute impunité ?

    Je vous le dis tout net messieurs de l’UPCP, par vos actions vous discréditez un corps constitué honorable et ce n’est pas votre secrétaire général M. Antonietti qui améliore les choses lorsqu’il déclare que les policiers, eux, contrairement aux ASP, ne manifesteront pas en uniforme.

    Il ne manquerait plus qu’ils ne le mettent que pour commettre des actions illégales…

    Quant à la lettre que M. Antonietti s’est permis d’adresser aux députés, dans laquelle l’UPCP dicte ses conditions et menace l’Etat d’intensifier encore ses actions, sur la plupart d’entre nous elle n’aura eu que l’effet inverse à ce que vous désirez...

    Il est temps de siffler la fin de la récréation !

    Et c’est ce que le Conseil d’Etat devra faire dès que nous lui en aurons donné les moyens au travers de la nouvelle LPOL (Loi sur la police).

  • Un coup de plume pour corriger une initiative ?

    Et la démocratie, et le respect de la volonté du peuple ?

    Selon l’AVIVO il suffira d’un coup de plume au Grand-Conseil pour corriger les aberrations que son initiative introduira dans les tarifs TPG (voir l’article du jour dans le Courrier).

    En effet, prévenante, Michèle Künzler avait déposé en son temps le PL 11138 qui corrige les erreurs comme la « carte journalière à 10 Fr, valable 1 heure » dont est truffée l’initiative 146 sur les tarifs TPG. Le Grand Conseil a effectivement la compétence de modifier les lois, et, théoriquement, rien ne l’empêcherait de changer une initiative qui vient d’être votée par le peuple.

    manipulation_5.jpgMais voulons-nous nous lancer dans cet exercice ?

    Dans le cas particulier il s’agit de corriger des erreurs reconnues par les initiants. Mais c’est un peu facile non ?

    « Je rédige une initiative n’importe comment, on vote puis on revote et ensuite je laisse à d’autres le soin de corriger les absurdités que j’y ai introduites… »

    Et bien entendu, on peut corriger les erreurs manifestes, mais la plus grande imbécillité, l’inscription des tarifs dans la loi sur les TPG qui menace UNIRESO et le CEVA, celle-là il ne faudra pas y toucher…

    Pour ma part, la volonté du peuple est faite pour être respectée et je refuse de changer, après coup, des lois en faveur desquelles les votants se sont prononcés en connaissance de cause.

    Vous êtes d’accord sur le fond avec l’initiative mais vous trouvez qu’elle est mal foutue ? Alors refusez-la !

    Engueulez les initiants qui ont fait perdre leur temps et leur argent aux citoyens genevois, expliquez-leur que lorsqu’on mobilise tout un canton à deux reprises pour aller aux urnes, la moindre serait de relire son texte et de s’assurer qu’il contient bien ce que l’on veut.

    Mais surtout, surtout n’imaginez pas que le texte sur lequel vous allez voter sera corrigé par la suite !

    L’immense majorité des députés du Grand Conseil est opposé à cette initiative. Pourquoi serait-ce à eux de corriger les erreurs d’un texte qu’ils ne soutiennent pas ? Et s’ils le faisaient, pourquoi n’effectueraient-ils que les corrections voulues par les initiants ? Qu’est-ce qui les empêcherait d’aller plus loin, de supprimer par exemple l’inscription des tarifs dans la loi, puisque c’est ça, le point qui dérange?
    Si on en arrive là, j’ai bien l’intention de proposer cette modification !

    Evidemment les initiants hurleront au déni de la volonté populaire, ils diront que leur initiative est vidée de sa substance mais pour moi la situation est claire :

    Soit on ne touche pas à ce qui a été voté par le peuple, soit on le modifie. Mais si on se met à modifier une loi, on ne peut pas restreindre la liberté du parlement en lui disant ce qu’il peut changer et ce qu’il ne peut pas

    N’instituons pas un précédent désastreux, une telle évolution serait suicidaire pour la démocratie!

    darwin-awards-2008.jpg

  • Des parkings à nos frais en France

    Serions-nous trop généreux avec nos voisins Français ?

    Si eux devaient voter sur le sujet, je vous laisse imaginer le tract de campagne du MDDCGF
    (Mouvement démocratique de défense des citoyens du Genevois Français)  :

    Tract-MDDCGF.jpgA bon entendeur...


  • CEVA ou CEVA plus ?

    Les PME locales exclues de facto des appels d’offre pour le second œuvre !

    Le CEVA, « chantier du siècle », échappera-t-il totalement aux entreprises locales ?

    Pour ce qui est du gros-œuvre, les dés sont jetés, l’adjudication s’est faite à de grands groupes français.

    Pour les appels d’offres du second œuvre (cloisons, peinture, étanchéité, charpente métallique, façades, électricité, peinture, etc…) les CFF ont procédé à des regroupements de lots pour le moins discutables :

    • Les cloisons en plots de ciment se retrouvent avec les peintures, murs et plafonds, les traitements de surface et l’étanchéité. On demande également la preuve au soumissionnaire qu’il est à même de produire et poser annuellement 20’000 tonnes d’asphalte (!)
    • La charpente métallique quant à elle, est regroupée avec la façade, la signalétique et les éléments vitrés
    • Les lots de plusieurs gares sont regroupés

    InterditPME.jpgLes PME locales sont généralement spécialisées dans un ou deux métiers. En procédant à de tels regroupement, les CFF s’assurent que seuls de très grands groupes ou des consortiums internationaux peuvent répondre à leurs mises en soumission. Ils excluent de facto les entreprises locales qui ne disposent tout simplement pas des capacités de production et de la diversité de compétences requises pour répondre à de tels appels d’offres.

    Cette façon de procéder n’est pas une nécessité, elle n’est même pas habituelle pour ce genre de chantiers.

    Par ailleurs, l’expérience démontre que plus les lots sont importants, plus les entreprises qui les décrochent sont enclines à en sous-traiter une partie, singulièrement quand ces entreprises ne sont pas actives dans l’intégralité des métiers concernés. Sous cet angle, le risque pris ici est donc considérable.

    Il n’est pas acceptable que, pour un chantier largement cofinancé par Genève et ses contribuables, les retombées économiques échappent complètement à notre canton.

    C’est pourquoi les députés proches de la FMB (Fédération des Métiers du Bâtiment) et de la MBG (Métallurgie du Bâtiment Genève) ont déposé ce jour une résolution pour traitement en urgence (voir ici le texte de la résolution) demandant au Conseil d’Etat d’intervenir auprès des CFF pour :

    « Exiger une interruption immédiate de ces procédures et la remise en soumission sur la base de lots compatibles avec les capacités de production des PME locales, régionales et nationales, notamment par une séparation des lots par gare et par métier selon les pratiques usuelles »

    Nous demandons que Genève assume la pleine responsabilité de sa co-maîtrise d’ouvrage !